La pêche à la mouche est pour moi plus qu'une passion... J'essaierai de vous faire partager ces moments particuliers et toujours forts en émotions, passés au bord des rivières: joie, frustration, émerveillement... en espèrant que vous y preniez plaisir! Relâchez vos Rêves!
Mes débuts de saison au Québec sont toujours un peu particuliers. L’ouverture de la pêche à la truite ne correspond guère au rythme de mère Nature. L’an dernier, j’avais réussi à prendre une petite truite alors que les berges étaient encore couvertes de neige et l’eau glacée.
Cette année, l’hiver prenant son temps pour partir, j’ai donc attendu 2 semaines supplémentaires pour faire mon ouverture. Bien que la neige ait disparue, la fonte n’est pas finie. J’en veux pour preuve les flots énormes que roulaient les rivières samedi pour ma première visite.
J’aurais aimé sortir les mouches sèches, le temps variable était propice aux éclosions. Mais en découvrant la rivière, je compris vite qu’il n’était pas question de pêche fine.
J’armai donc des streamers sur une grosse canne et je commençai mes dérives. La partie pêchable de la rivière se limitait aux courants de bordures. Le milieu ressemblant plus à un torrent en furie. L’eau très froide ne me laissait pas beaucoup d’espoir de voir des truites actives.
Après une bonne heure et demi de prospection infructueuse, je sentis une tape dans le streamer. Une pierre ? ou une truite ?
Je remontai alors de quelques pas, histoire d’assurer un beau passage sur le poste. Pan! Mon Wooly bugger blanc s’étant fait croquer, je combattis puis ramenai ma première truite de la saison. Une jolie mouchetée de 14 ou 15 pouces environ (je n’ai pas pris le temps de la mesurer avant de la remettre à l’eau).
Un peu plus tard, la même sensation de lourdeur se fit sentir au bout de la ligne. C’était, cette fois, une truite modèle un peu plus gros. Son combat fait de roulés boulés dans le courant fini par faire son œuvre et elle se décrocha.
La pluie qui se mit à tomber drue mit fin à la partie de pêche : la rivière monta à vitesse grand V. À tel point que ce n’était plus sécuritaire de rester sur les berges.
Bilan de l’ouverture : une truite comme l’an dernier… enfin, pas tout à fait. Une truite format beaucoup plus gros que l’an dernier. Les conditions d’eau ne m’avaient pas laissé beaucoup d’espoir. Mais en m’adaptant et en essayant sans cesse de pêcher juste, j’ai fini par un beau résultat.